Du croquis au dessin final

Si vous êtes comme moi, vous avez souvent des idées de dessins incroyables en tête, convaincu qu’il vous suffit de prendre un crayon et un papier et que vous obtiendrez rapidement une œuvre magnifique que tout le monde va adorer. Puis vous prenez un crayon et un papier, et vous commencez à dessiner, et puis…

Et puis rien. Vous hésitez à poser le crayon sur la feuille, avec une tonne de question en tête. Par où commencer? Devrais-je dessiner un personnage en premier, ou vaudrait-il mieux faire un décors d’abord? Si je dessine un personnage, est-ce que je commence avec la tête, le torse, les pieds? Comment devrais-je cadrer mon personnage? Est-ce que le cadre est bien proportionné, ou devrait-il être plus haut, plus large?…

Bref, vous souhaitez vous assurer que le dessin que vous allez faire soit parfait avant même d’avoir commencé à dessiner, et vous restez bloqué par des questions auxquels vous n’aurez finalement jamais de réponses définitives.

Pour ne pas rester coincé avec une page blanche, je vous suggère de poser votre crayon sur le papier et de dessiner n’importe quoi, que ce soit en lien avec votre idée originale ou pas. Ce qui me bloque, bien souvent, c’est de vouloir obtenir un bon résultat dès le premier trait.

Je prend le temps d’écrire ce poste, si possible pour vous aider, du moins pour me donner une structure de travail. Si je met en écrit la méthode que j’utilise qui m’a donné les meilleurs résultats, peut-être serai-je en mesure de me répéter, voire de m’améliorer!

Les croquis

Pour commencer, je prend mon crayon à mine et mon pad à dessins avec quelques feuilles blanches, je m’installe sur le divan, et je me met à dessiner.

Selon la situation, je vais chercher à dessiner un personnage dans différentes postures, je pratique un élément qui me pose problème (comme les mains), ou je recherche des images sur internet et je recopie une image intéressante en changeant des éléments. Quand aucune idée ne me viens en tête, je commence par dessiner des trucs simples comme une pokéball ou un petit monstre gluant, ça aide généralement à partir les idées.

Je peux facilement passer des heures à faire des croquis comme ça. J’en ai passé du temps pendant mes études, à remplir des feuilles de dessins avec un peu n’importe quoi! Quel agréable souvenir ^^

Lorsque les nouvelles idées commencent à se faire plus rare et que j’ai un croquis qui m’intéresse, il est temps pour moi de passer à la prochaine étape.

Le crayonné

Toujours avec mon crayon à mine et mon pad à dessins, j’installe le croquis qui m’intéresse près de moi et je reprend le dessin sur une nouvelle feuille. L’efface est toujours près de moi, pour me permettre de corriger mes erreurs ou pour changer des détails.

Lorsque le crayonné est satisfaisant et suffisamment détaillé, je passe l’image au scanner et je poursuit mon dessin à l’ordinateur.

Dernièrement, j’ai découvert l’intérêt de faire le crayonné directement à l’ordinateur. La possibilité d’annuler un mauvais trait, d’effacer et de reprendre un trait aussi souvent que nécessaire sans faire de tache (ou de trou dans la feuille…), et de faire une sélection et de repositionner et redimensionner une partie du dessin rapidement fait de l’ordinateur un outil fort pratique pour cette étape.

Quoi que je ne suis pas autant à l’aise pour dessiner à l’écran que sur papier, mais ça, je suppose que c’est une question d’habitude.

Le tracé

Avec le croquis, le crayonné et le tracé, je peux dire que j’ai repris chacun de mes dessins au minimum trois fois avant d’avoir la version finale! Pas grave, chaque étape est nécessaire pour avoir un bon résultat.

Pendant mes études, je faisais le tracé sur l’ordinateur avec une tablette graphique et Photoshop. Aujourd’hui, j’utilise ma tablette Surface Pro avec un stylet, et je travaille avec Manga Studio, qui est plus adapté pour faire des bandes dessinées.

La coloration

Quand je fais la coloration, je commence par faire les aplats, puis je mets une couche d’ombrage. Selon l’image, je fais parfois une deuxième couche d’ombrage ou une couche de reflet, et je termine parfois avec une couche pour des effets supplémentaires.

Si le tracé est bien fait, mettre les aplats se résume à utiliser la baguette magique pour sélectionner un secteur, à le remplir d’une couleur, puis sélectionner un autre secteur jusqu’à ce que tout soit colorié. C’est fou à quel point ça se fait rapidement à l’ordinateur!

Conclusion

Ça fait quelques années que je n’avais pas vraiment pris le temps de dessiner, la dernière fois datant de mon temps au cégep il y a plus de cinq ans. Je reprend tranquillement le goût de faire du dessin, et écrire ce texte m’a redonné de la motivation, ainsi qu’une structure sur laquelle je peux me baser. Je vais voir prochainement à faire des dessins en utilisant cette méthode de travail et vous montrer le résultat!

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